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Le reTour en Isère

Il y a peu nous avons fêté l’anniversaire du départ du Tour, le 28 mai 2016. L’occasion de se retrouver collectivement, et de remettre du carburant (biodiesel ou huile de cuisson recyclée bien sûr) dans la machine du Tour.

Après un été fort en émotion, 3 mois de traversées, 200 personnes impliquées, de la randonnée, de l’alpinisme, de l’escalade, du kayak, du vélo, de la spéléologie, du ski de randonnée, du violoncelle, du piano, 4 évènements tout public, plusieurs conférences, des ravitaillements en mobilité douce, des houstons surmotivés, 22 articles, un trailer (https://letourdelisere.com/2017/03/09/le-tour-de-lisere-sur-les-ecrans/), des rencontres, des rires, beaucoup de plaisir, le Tour de l’Isère est de reTour. Après le retour à la civilisation, l’hibernation, le train train, il était temps de boucler ce Tour. Mais pas n’importe comment !

Le collectif Sentiers du Devenir, porteur du projet, a décidé de finir cette aventure de manière COLLECTIVE. Cela ne veut pas dire que nous serons 894 montagnards et chamois sur la frontière en même temps, mais que chaque étape sera réalisée par des personnes différentes, pour faire vivre l’expérience du Tour à plus de monde, partager mais surtout mettre en pratique nos valeurs, et finir ensemble cette belle aventure. Les étapes ne se feront pas forcément dans l’ordre logique de la boucle, peut être que plusieurs se feront en même temps. C’est aussi ça la beauté de ce projet, pouvoir se réinventer en fonction des Hommes !

Nous avons donc décidé de continuer étape par étape en mobilité douce, jusqu’au 27 août, date officielle du CloTour de l’Isère, avec un évènement tout public (ça veut dire que vous êtes les bienvenus !!) qui vous réserve bien des surprises. Pensez à réserver cette date !

En attendant, il reste donc 10 étapes, avec du vélo, de l’alpinisme, de la highline, du canyoning, de la randonnée, du parapente, et du paddle !

A savoir :

  • Traversée du Rateau
  • Vol au dessus du vallon de la Romanche
  • Fin de la traversée des plateaux d’Emparis
  • Jonction entre le refuge et le Pic de l’Etendard
  • Traversée du lac de Grandmaison
  • Traversée de Belledonne entre le col du Gleyzin et le Pic du Frêne
  • Descente du Bens
  • Traversée de la vallée du Grésivaudan
  • Ascension du Granier et traversée jusqu’à la prairie de l’Alpette
  • Étape surprise Highline
  • Étape tout public au Cirque de St Même

N’hésitez pas à nous contacter si vous êtes intéressés pour une étape !

Inscription : https://framadate.org/tPd155XAzaJZr54n

Contact : letourdelisere@riseup.net

A très bientôt sur la frontière !

Le Tour de l’Isère sur les écrans !

Et oui, voilà quelques temps que nous comptons une personne de plus dans l’équipe du Tour de l’Isère ! Sébastien Carniato, touché par ce projet qui réunit des valeurs fortes, des pratiques sportives diversifiées, pleins de gens avec qui on prend le temps de partager, et peut-être aussi un brin de folie (!), nous a rejoint avec  un rôle bien précis : Réussir à raconter ce qu’on vit à travers cette aventure, avec … des images !

C’est donc avec beaucoup de joie que nous vous présentons le trailer du film qui retracera notre voyage ! Le film lui, devrait voir le jour d’ici la fin du printemps !

Bon visionnage, et rappelez-vous : l’aventure n’est pas finie ! Vous pouvez encore venir nous rejoindre pour faire une étape et, qui sait ? peut-être avoir votre bouille dans le film… !!

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Patience, mère de vertu

Si le Tour de l’Isère a débuté plein d’entrain et d’énergie, il vit à présent une phase plus tranquille, au rythme d’une nature endormie par l’hiver.

Bien que l’envie de finir ce tour soit belle et bien présente, nous avons décidé de le boucler sans le bâcler ! Nous n’avons pas le temps que nous souhaitons accorder au projet, et à nous-même, pour continuer à vivre cette aventure dans la même dynamique. Comment rejoindre la frontière sans moyen motorisé, puis continuer la traversée un peu, puis revenir dans la vie quotidienne toujours sans voiture, en un week-end ?

Impensable !

Impensable pour soi, déjà. on ne peut pas courir et la semaine et le week-end sans devoir à un moment se reposer. Surtout en hiver, où un rythme de vie plus lent, plus aéré, est souhaitable, sinon nécessaire ! Impensable pour l’éthique aussi : peut-on réellement profiter pleinement de cet environnement naturel si magnifique en courant, pour être sûr de rentrer à l’heure ? Et que voudrait dire « réussir une traversée », si nous le faisons pour la médaille plutôt que pour le temps qu’on passe avec cette nature qui nous accueille, avec ceux qui nous accompagnent, avec nous-même ?

Toutefois, le Tour de l’Isère n’est pas complètement à l’arrêt. Derrière les rideaux s’affairent tout un petit monde, qui cherchent à garder vive la flamme de cette aventure au long cours ! L’hivers est là, et avec lui, à la fois de nouvelles contraintes, et de nouvelles opportunités. Nous essayons de continuer à vivre et à soutenir l’aventure de transitions en bas en vallée, comme avec cette initiative de monnaie locale autour du bassin grenoblois, le CAIRN.

Et pourquoi ne pas rajouter un sport à la liste que nous avons déjà dressée ? Le ski de randonnée est pour nous une des plus belles disciplines hivernales ! avec la cascade de glace et la conception des bonhommes de neige !

Cependant, c’est peut-être bien en hiver qu’on voit le mieux les signes de ce pourquoi nous agissons : Si les glaciers reculent, l’hiver aussi ! Comme nous le disions déjà en été, la montagne est un environnement indomptable, imprévisible, à la fois beau, et à la fois dangereux. C’est un environnement où l’Homme n’est pas le maître des lieux. Il ne le sera jamais. Et pourtant cet Homme-là a bien décidé qu’il en serait autrement… A grands coups de pylônes, de canons à neige et de subventions publiques, il croit pouvoir dompter cet univers, tout en gardant la beauté des lieux !

Alors le Tour de l’Isère portera aussi ses valeurs durant l’hivers :

  • Vivre local, encore et toujours, refusant l’attraction touristique ou les neiges de culture, préférant attendre, que de participer à une consommation maladive du sport.
  • Vivre l’Humain, en essayant, à travers nos engagements, de montrer un autre exemple, celui de s’écouter, d’écouter notre environnement, et de ne forcer personne ; Si la nature pouvait s’exprimer, dirait-elle qu’on la viole ?
  • Vivre mieux avec moins, et oui, car ce n’est pas parce qu’on a de grands domaines skiables, des stations blanches quand on le veut, que nous sommes plus heureux… Quand cesserons-nous à nous comporter en grands enfants, à vouloir tout tout de suite, et que ça saute ? Acceptons que nous ne pouvons pas tout avoir. Qu’il est MIEUX de ne pas tout avoir.

Nous porterons ce discours aux côtés de deux associations qui se mobilisent déjà chaque année pour préserver un espace naturel toujours moins naturel. Mountain Riders, et Protect Our Winter, qui viendront peut-être se joindre à l’aventure … !

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L’été est fini, mais pas le Tour !!

Trois mois,  c’était le temps que nous nous étions donnés pour réaliser ce Tour de l’Isère.

Trois mois ?!

Et pourtant, les aléas sont parties avec nous dans l’aventure ! La météo, le manque de compagnons de cordée, la fatigue, les refuges trop confortables où l’on veut rester longtemps (!), l’organisation, ad vitam éternuement, on va pas tourner autour du pot, c’est pas fini !!

Alors on fait quoi ? On va pas à l’école ? On embauche Arnold schwarzenegger ? On négocie avec le préfet pour réduire la taille du département ? On va quand même pas s’arrêter là !

Comme pour le Capes, la rentrée nous oblige une pause (la pause s’impose !).

Une pause, ça signifie une suite. La suite, c’est les plateaux d’Emparis, les Grandes Rousses, Belledonne, et la Chartreuse. Une occasion pour retrouver, en dehors des vacances, d’autres activités que l’alpinisme, d’autres personnes pour nous accompagner, une autre ambiance, répartir sur les week ends de l’automne.

Cela représente 13 étapes (sur 60), soit à peu près un quart du parcours en terme de distance.

Nous sommes ouverts plus que jamais à vivre la suite de l’aventure avec vous !

Si vous êtes partant pour organiser une étape quand nous ne sommes pas disponibles, le Tour de l’Isère sera heureux de vous voir l’inventer de nouveau, sur « le râteau », en parapente au « pic de la Grave », en cheval sur « les plateaux d’Emparis », en trail, … Tout reste à rêver, à créer, à vivre !

Alors prépare ton sac à dos, tes guibolles, et rejoins-nous ! La folie ça se partage aussi !

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Le tracé rouge représente ce qu’on a déjà fait. il en manque encore un bout !

Chao l’artiste…

En cette journée de mardi ensoleillé, Théophile est au sommet du grand Pic de la Meije avec Charlie et Colin, pendant que Nino se lime les doigts sur les falaises d’Orpierre. Le Tour de l’Isère va bientôt sortir des Écrins et tout va bien. Quand le téléphone sonne, personne ne se doute qu’une mauvaise nouvelle est au bout du fil. Patrice Bret est mort. Les mots sont implacables et douloureux.

Samedi, Léa et Nino sont redescendus du Refuge du Promontoire, sous une pluie battante, après une belle Horreur du Bide (voie en ED-) à la Meije. Au même moment, notre « Pat » partait vers le Mont Chetif en reconnaissance pour une sortie familiale, pendant ses vacances. Une sortie tranquille, peut-être trop, du rocher mouillé, et voilà, la chute est fatale.

Patrice était notre professeur à l’Option Montagne du lycée Ferdinand Buisson de Voiron, durant 3 ans. En fait, le Tour de l’Isère c’est aussi en grosse partie grâce à lui. Il nous a fait découvrir tous les sports liés à la montagne : alpinisme, escalade, canoning, cascade de glace, ski de rando, raids en montagne..Comment marcher sur un glacier ? Comment faire un rappel ? Quand et comment aller en montagne ? Beaucoup de connaissances et gestes techniques que Pat nous a enseigné. Et puis il est devenu plus qu’un professeur, il est devenu un ami, à travers des moments forts passés avec lui, des bières après des courses, des baignades dans des torrents glaciaires… Pat nous a permis de goûter à la liberté d’être, d’agir, de rêver, de sécurité, tant d’évasions que nous offrent la montagne, et que nous sommes si heureux de vivre et de partager aujourd’hui. Et au-delà de son métier de guide, c’était un chouette gaillard, un joyeux luron. Nombreuses sont les qualités qu’on pourrait lui donner. Nous retiendrons un homme humble, plein d’humanité, toujours motivé, solidaire et attentionné. La tête en l’air, le regard vers les sommets, et en même temps très proche des Hommes.

Patrice nous avait rejoint sur le Tour de l’Isère fin juillet, pour une sacré journée, entre les Rouies et Pics du Vaccivier ! L’une des plus longues et intenses du Tour, il faut dire qu’il avait la Patate le Pat ! Des échanges simples, des rires, un calme à toute épreuve. Des souvenirs qui resteront à vie pour nous.

Une grosse pensée pour la famille, les proches, les amis.

Chao Patrice, et merci.

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Avec Patrice (à gauche) au sommet des Rouies

Le site de Patrice : http://tetenlair.webnode.fr/

La frontière à tout prix?

Le Tour de l’Isère… Parcourir « l’intégralité » et « d’un seul tenant » la frontière d’un département plutôt coriace. On aurait pu choisir les Vosges, ou l’Indre-et-Loire, voir le Finistère, mais le voyage local imposait de rester chez nous, du pas de sa porte jusqu’au pas de sa porte. Et puis Lionel Daudet lui, il l’a fait cette fameuse frontière, entre les Hautes Alpes et l’Isère, pendant son tour : la fameuse traversée des Écrins, depuis le Pic des Souffles jusqu’au Râteau, en passant par l’Olan, les Rouies, les Bans, l’Ailefroide, la Barre des Ecrins, la Meije,… Alors on y va, et au mètre près ! Des arêtes à n’en plus finir, plusieurs sommets par jour, des journées entre 12 et 15h, retour au point exact après les pauses, un beau défi sportif en vérité. Quelques parties bien moches et engagées, comme la traversée des Pics du Vaccivier, ou les arêtes après la Pointe du Sélé.

Et là vient la fameuse question : faut-il privilégier la performance ou le plaisir? Jusqu’à quel point faut-il prendre des risques? En fait tout commence à l’Ailefroide, avec la fameuse descente de Coste Rouge. On en a entendu parler de celle-là, on a gambergé, on y va on y va pas, etc… Et puis la raison prend le dessus, ce sera la traversée intégrale des Ailefroides, mais au diable cette fameuse descente, qui nous parait trop engagée. Alors viens la réflexion, comment veut-on poursuivre ce Tour de l’Isère? Pourquoi continuer scrupuleusement sur les arêtes et passer à côté de grandes voies magnifiques? Alors l’humain prend le dessus sur la frontière, et on sort du cadre. Nous ne sommes pas des super héros, nous ne sommes pas Lionel Daudet, c’est notre projet, aucune pression médiatique, voici l’heure de la métamorphose, du remodelage de la frontière façon Sentiers du Devenir ! Dans la recette on ajoute quelques grandes voies d’escalade, et pas des plus simples : « Le Toit de son maitre » au Pic Maitre (TD+), peut être « Mitchka » à la Meije (ED+) si on trouve des compagnons de cordée, « Action Directe » au Pic Nord des Cavales si le cœur nous en dit… Et puis pourquoi pas de la highline, du parapente, parce que avec la psychorigidité de la frontière, on l’avait oublié la partie multiactivité. On se recentre sur l’humain, avec le Pic Coolidge à 17 personnes, on prend le temps de convier plus de personnes sur le Tour, on privilégie l’esthétisme, et que celle ou celui qui veut combler les parties manquantes nous contacte pour participer.

Une autre de nos préoccupations est le temps : le Tour de l’Isère c’était à la base l’été 2016, juin juillet août, on boucle tout ça et on s’en va, un point c’est tout. Oui mais on avait pas forcément prévu la météo, l’absence de compagnons de cordée, la fatigue, etc… Et on se retrouve entre le 17 et 19 août à la Meije, alors qu’on devrait déjà être en Belledonne !! C’est grave? On est nul? Pas du tout ! C’est ça aussi la transition, savoir s’adapter au cas par cas, changer les plans au gré des vents, partir sur de nouveau horizons. Le Tour de l’Isère n’est pas fini, et bien tant mieux, cela comblera nos week-end de bonheur en septembre, octobre, et pourquoi pas novembre, pour continuer sur la frontière, ou à côté, tout cela avec plaisir. Nous sommes très contents des courses effectuées, de celles à venir, nous avons partagé des moments très forts avec des alpinistes, gardiens de refuge, autostoppeurs, chamois, copains, et c’est cela qui nous intéresse. La montagne nous permet de méditer les transitions naturelles et humaines, intérieures et extérieures, ça fait du bien de prendre le temps de concrétiser un rêve. Et comme d’habitude, on vous invite à nous y rejoindre, car un rêve ne se réalise jamais tout seul !

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Au sommet du Pic Maitre, après la première grande voie du Tour de l’Isère et « entorse » à la frontière

Retour sur l’événement Bérarde

Ce week-end (5, 6 et 7 août) nous étions autour de la Bérarde, pour un événement ouvert au public, dans le cadre du Tour de l’Isère.

Vendredi soir, le refuge CAF de la Bérarde nous a mis à disposition une salle pour une conférence autour de la thématique suivante : Les transitions en montagne, naturelles et humaines. Nous avons réunis une cinquantaine de personnes, a qui nous avons présenté le projet Tour de l’Isère, et Sommet(s) pour le Climat. Nous avons pu également expliquer notre vision du projet dans les prochains jours, en comparant plaisir et  et performance, frontière et liberté. Enfin, nous avons enchainé sur une discussion ouverte. Les thèmes abordés furent le projet Negawatt, la sobriété heureuse, la simplicité volontaire, la transition énergétique, les transitions dans l’alimentation et le transport, pour finir sur la concrétisation de nos rêves, le Tour de l’Isère en étant un à la base. Il nous a paru important d’insister sur le fait que chaque petit acte du quotidien est important, chaque pas en avant est une progression, et qu’il n’est pas nécessaire d’être extrémiste pour changer le monde.

Samedi, nous sommes monté au refuge Temple Écrins avec 17 personnes (merci à Théophile, Nino, Clement, Philibert, Marion, Remi, Benjamin, Gus, Claire, Vincent, Jean-Philippe, Pauline, Raphaël, Oriane, Raf, Michka, Heidi).

Dimanche, Pic Coolidge, 3775 m, une chouette initiation à l’Alpinisme pour toute l’équipe.

Voici un petit résumé par l’un des participants :

« Après une après-midi à passer le temps avec des jeux plus ou moins débiles et une bonne (et courte) nuit de sommeil, départ un peu avant 5h pour une montée sans encombre au col de la temple (d’ailleurs le névé de la fin s’appelle Glacier de la Temple sur la carte, ceci explique cela), puis encordement pour un peu de grimpette, de nouveau du névé (avec crampons cette fois, grimpette-le-retour et à 9h nous étions au sommet pour les premiers ! Les derniers arriveront 45min-1h plus tard, nous étions 17 au sommet ! Une belle sortie avec plein de gens sympa dans la bonne humeur, merci le tour de l’Isère ! 🙂« 

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Grand bravo à toute l’équipe !!!

Merci à tous les participants !

La transition au cœur du projet !

On vous en parle depuis le début de ces transitions ! Transition d’alimentation, de transports, d’approche de la montagne, de la notion de temps, de mode de vie, …

Et nous, comment on la vit ? Quand ?

Au quotidien !! Il y a plusieurs phases dans la réalisation du Tour de l’Isère. Celle qu’on voit sur le site, l’avancée de la cordée, qui mange bio, local et de saison, grâce à la Biocoop de Voiron, et à Alpina, notamment. Qui n’utilise que la force de ses jambes, et celle des transports en commun. Qui se couche avec le soleil, économise l’énergie du corps, de l’esprit… et du téléphone !

Mais derrière, il y a toute l’orga, on vous l’a déjà dit. Rien que ça déjà, c’est vivre la transition. Parce que c’est ensemble que s’invente demain, et pas chacun dans notre coin. Vivre le groupe, vivre un projet ensemble, c’est se confronter à la réalité d’un monde en commun, c’est goûter à la pluralité, la richesse de chacun. Ce n’est pas nouveau, mais c’est toujours d’actualité !

Et bien eux aussi, ils vivent la transition ! Il y a bien cette carte google, sur le site. Mais pour le reste, ils vont vous surprendre ! Pour eux qui, de derrière leurs ordinateurs, gèrent bon nombre de données, une quantité d’alternatives leur permettent de réaliser chaque tâche sans subir l’omniprésence des monopoles numériques.

Pourquoi choisir ces alternatives ? Google, Facebook, twitter, microsoft, … Tous ces noms bien connus proposent des services d’une qualité remarquable, sans cesse en progrès, répondant parfaitement à la demande (la créant peut-être ?), et … tout ça gratuitement. Justement, c’est ce gratuit qui permet tout le reste. Car ce que nous n’achetons pas, ils le prennent sur nos informations personnelles. vous trouverez plus d’informations ici.

Parce qu’un monopole est une dictature, encourager l’émancipation d’alternatives est un pouvoir que nous avons, nous, individus, pour briser les règles imposées par les grands. Nous avons choisi un certain nombre d’interfaces mises en place par Framasoft.

  • Framadate à la place d’un doodle, pour trouver une date qui convient au plus grand nombre.
  • Framacalc à la place de google doc pour éditer des tableurs en lignes, modifiables par tous en même temps.
  • Covoiturage-libre, La roue verte, Covoit’Oura, pour se déplacer en covoiturage sans passer par le monopole de blablacar.
  • Ecogine, comme moteur de recherche, dont le fonctionnement est expliqué ici, et qui reverse entièrement ses bénéfices à des associations environnementales (dont la liste est ici).
  • Une boite mail qui combat le contrôle social et la surveillance de masse, riseup.net, se bat pour une liberté d’expression.
  • Le projet du Tour de l’Isère n’a aucun compte à son nom sur les réseaux sociaux. Ce qui ne l’empêche pas d’y être cité !! Cette décision résulte d’une envie de lutter contre la consommation de sensations fortes, de la tendance « m’as-tu vu », et de l’incitation à un regard pervers sur la vie d’autrui que favorise le « mur », la « toile » où l’on affiche à tout va et devant tous sa vie privée… Bien sûr, le réseau social est un merveilleux outil, lorsqu’il est utilisé pour renforcer un lien social. Mais comme chaque outil, il a un mauvais tranchant, exacerbé par le profit que se fait l’entreprise à l’insu de l’utilisateur. Là encore il existe une alternative, où l’utilisateur garde le contrôle de ses données personnelles : Diaspora, ou framasphere.
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La carte bien imaginée de framasoft… !

Évènement à la Bérarde !

Nous vous attendons à la Bérarde pour venir vivre avec nous un moment de discussion autour des transitions que vivent les montagnes, transitions naturelles et humaines. Puis nous partagerons le samedi une randonnée jusqu’au refuge de Temple Ecrins, puis le dimanche, l’ascension du Pic Coolidge, pour les plus téméraires !

Nous nous engageons à vous rembourser vos transports lorsqu’il s’agit de mobilité douce (transisère) sur justificatif. Ne les jetez pas !

Alors venez nombreux vivre un bout de l’aventure avec nous, et respirer l’air frais de la montagne  !

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Merci à tous les Kisskissbankeurs !

Merci à vous tous qui avez participé à l’appel à financement que nous avons lancé pour ce projet !

C’est grâce à tous ceux qui participent de près comme de loin que ce projet se réalise ! Merci à chacun de vous qui avez fait un ravitaillement, nous avez hébergés, transportés, … Et à vous qui nous avez soutenus financièrement !

L’argent récolté va nous permettre de rembourser les trajets réalisés en transport en commun de tous ceux qui auront rejoint le projet à un moment (pensez bien à garder un justificatif !!). Il nous permettra aussi de pouvoir défrayer les membres de l’organisation, et les intervenants qui ont participé ou participeront aux journées tout public proposées par le Tour de l’Isère !

Nous ne vous oublions pas, les contreparties sont en préparation !

La prochaine rencontre tout public aura lieu le week end du 6-7 août à la bérarde ! Nous vous y attendons nombreux !

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Pat, Théo et Nino au sommet des Rouies