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Prendre le temps

Après une pause productive et l’obtention du CAPES par notre aventurier poète, voilà 12 jours que le Tour de l’Isère s’attaque aux arêtes du Valgaudemar, dans le fameux massif des Ecrins ! Nous en avons enfin relié la vallée du Valgaudemar à celle de la Bérarde, par le col du Chardon. Il pleut, il mouille, c’est donc le moment de prendre le temps, faire un nouveau point, se reposer, et surtout vous inviter à nous rejoindre !

Le Tour de l’Isère n’est pas simplement une course d’arêtes réservée à des alpinistes chevronnés. Nous vous invitons à prendre le temps de nous rejoindre pour un Gioberney, un Pic Coolidge, un ravito, une soirée en refuge, autant de moment ou se partagent convivialité, rencontre, rires, surprises ! Vous pouvez nous contacter ici.

Nous sommes dans le vallon de la Pilatte pour une semaine environ, avec notamment la traversée des Bans et d’Ailefroide au programme. En plus des courses de montagne, le refuge de la Pilatte, qui sera notre camp de base, propose divers évènements :

  • Lundi 25 juillet : Concert Conte « TARIEK »
  • Jeudi 28 juillet : Concert « Le piano d’Pierrot »
  • Vendredi 29 juillet : Atelier créatif « Livre des Sommets »
  • Concert surprise de violoncelle au sommet du Gioberney (à ne pas rater)
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Refuge de la Pilatte sur fond des Bans, par Hervé Sthioul

Prendre le temps ! Prendre le temps de se rencontrer, prendre le temps de s’arrêter lorsque la pluie l’impose, prendre le temps de se déplacer, prendre le temps de manger, prendre le temps ensemble, …. N’est-ce pas la seule richesse que l’on possède ? Le moment présent, ici et maintenant, les 5 sens en éveil, et pourquoi pas avec le Tour de l’Isère ?

Un évènement tout public se prépare à la Bérarde, le week-end du 6 et 7 août. Plus d’infos très vite !

D’ici là, nous vous attendons à la Pilatte !

La pause, sainte-pause…

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Théophile est rentré en plaine après 20 jours d’expédition collective (entre le 28 mai et le 16 juin). Il est rentré pour passer en vitesse les oraux du CAPES, à Rouen. On fait un point sur les vingt premiers jours, on en parle joyeusement, et on organise la suite.

 

LA PREMIERE PARTIE DU TOUR DE l’ISERE

Si on coupait le Tour de l’Isère en deux parties, on aurait finalisé la première, et certainement la plus facile des deux. Elle a permis de se mettre dedans et de roder les organismes et les organisations. Nous avons sillonné le Nord-Ouest de l’Isère sous une pluie bien présente. Entre le Cirque de St-Même et le Grand-Ferrand, entre la Chartreuse et le Dévoluy, en contours pré-alpins des massifs sérieux, en naviguant le Rhône et en traversant le Vercors : 400km en vélo (VTT et électrique), en kayak, à pied, seul ou (bien) accompagné.

Les heures et les jours passent plutôt vite quand on les occupe à être en faisant, en marchant, pédalant, pagayant gaiement. Et pourtant, on remarque combien, au cœur de l’organisation d’un tel projet, il devient difficile de vivre la prise de temps. C’était un des objets de ce tour : prendre le temps de se poser des questions, de partir à la rencontre de chez soi, de soi, des autres… de ceux et celles qui avancent et de ceux et celles qui aident, hébergent, accompagnent, organisent, portent, soutiennent…

Ces vingt premiers jours d’efforts ont été riches en rencontres :

  • 10 familles différentes ont accueillis Théophile et ses compagn-e-ons éventuel-le-s, offrant le gite, la chaleur humaine et physique pour essuyer les os et laines mouillés. Qu’il nous soit déjà permis de les remercier bien fort !
  • Théophile a partagé le chemin avec 25 personnes différentes.
  • Plus de 50 personnes ont participé aux deux événements collectifs tout public : à Revel-Tourdan et au Mont-Aiguille.
  • Une quinzaine de personnes dans l’équipe du Tour pour assurer son organisation pratique et logistique.

C’est merveilleux non ?! Tout ce petit monde qui se rencontre et qui se démène en échangeant autant sur la bonne tenue d’une cape de pluie que sur la faisabilité pratique d’une alimentation sans pesticide à kilomètre zéro, ou sur l’épaisseur spirituelle du voyage à la maison. Un voyage, on se dit, c’est pas aller loin et y aller vite, mais accepter de sortir de soi pour aller, un temps, vers ce qui nous est étranger. Et si l’étranger commence au pas de sa porte, alors on se dit qu’on peut voyager partout, ici et ailleurs. Cette centaine de personnes affairées ressemblent curieusement à une bonne centaine de voyageurs.

On a pas vraiment tout fait comme on aurait voulu… y a même eu un ravito en voiture et un repas avec du pain issu de l’agriculture conventionnelle ! Brrr…

On s’en est remis. On voudrait faire mieux, toujours, mais ça aussi on essaye de l’apprendre. Comment se satisfaire à l’intérieur des limites ? A l’intérieur des limites physiques et énergétiques du monde autant qu’à l’intérieur des limites de chacun-e ?

Le Tour n’avance pas à la vitesse de Théophile. Le Tour avance à la vitesse moyenne d’organisation et de motivation d’un collectif bénévoles de 15 inconnu-e-s qui deviennent des ami-e-s et de quelques dizaines de complices rencontré-e-s sur la route.

On avance à la vitesse de la rencontre.

Faire Pause

Elle nous fait du bien cette pause ! Elle donne du relief (et on s’y connaît en relief, vous allez voir bientôt) pour apprécier ce que nous construisons et cheminons ensemble. Au cœur de l’activité, on a pas toujours le recul nécessaire pour apprécier ce que nous sommes en train de faire.

Cette pause, obligatoirement prévue pour que Théophile passe son CAPES, remet d’aplomb un physique éprouvé et une organisation très sollicitée.

La pause digère l’activité. Arrêtons de cheminer, regardons ce qu’on a fait et envisageons, à partir de cela, la suite. Nous, 15 bénévoles qui assurons le roulement du Tour, nous pouvons souffler une semaine. Et ainsi se retrouver. Au cœur du « faire » de la logistique, se souvenir que l’on vit également « l’être » d’un voyage de transitions.

C’est beau hein ? Mais c’est pas évident. Parce qu’on cravache pas mal par ailleurs, chacun-e d’entre nous, et parce qu’on a sérieusement les yeux tournés vers ce qui nous attend. Parce qu’on est dans l’espace de transition d’un voyage de transition qui nous en demande, de dedans à dehors, des petits bouts de transition. La pause entre les deux parties du tour signe également un saut vers les hautes montagne du paysage isérois. Un saut également dans les difficultés techniques et logistiques du parcours. De la pagaye et de la roue, on passe aux piolets et aux crampons. Les étapes d’alpinisme approchent, et avec elle un peu de l’appréhension et de l’enthousiasme d’aller vers la haute montagne qui nous inspire et nous aspire.

Et nous fait dire : mais où l’on peut ravitailler entre le Pic des Souffles et les Rouies, bon sang…, il manque un compagn-e-on (solide alpiniste) de cordée la première semaine de juillet, zut…, si cette météo se stabilisait ce serait pas plus mal, tout de même…, faut alléger les sacs, absolument…, on y va, aller !, on y va ?

Vers la montagne

Pour la suite, faudrait repartir du Grand Ferrand, que la pluie nous a fait raccourcir, et aller ensuite se frotter aux dernières neiges des Écrins (les coquines). Une autre paire de manche pour Théo et ceux/celles qui fouleront les cailloux (et la neige, donc).

Pour la suite, faudrait qu’on trouve des points de rencontre. Ça va être chaud de trouver Théo sur ces arêtes effilées… Suivez bien le truc, on va essayer d’organiser des rencontres en refuge, de le faire descendre à la Bérarde pour parler de la montagne, etc.

Pour la suite, faudrait allier intensité et prise de recul, engagement et bon sens, éloignement et proximité… va falloir se faire hommes et femmes véritables au cœur des paradoxes qui tendent nos désirs et nos réalités (où sont mes limites ? quelle est la place du renoncement ? Quelle véritable confiance je peux avoir dans l’autre, quand c’est la vie qui est en jeu et non plus seulement une heure de sommeil ?).

Pour la suite, faudrait rejoindre les pas de Lionel Daudet, puisque nous ferons limite commune avec les Hautes-Alpes (département donc ce cher Lionel a parcouru déjà la frontière, nous inspirant pas qu’un peu). Suivre ses pas mais suivre les nôtres, car la beauté et le sens de ces aventures, c’est bien qu’elles soient construites sur ce qui constitue au plus profond celui, celle-s ou ceux qui les réalisent. Notre richesse se cultive dans ce qui nous fait uniques, quelques soient les ressemblances et les différences. Il y a de l’irréductiblement particulier dans toute expérience humaine. L’attachement à ce particulier nous amène à prendre conscience de ce que l’on fait et à ne pas trop se laisser dicter nos vies par la machine à unifier.

La complexité humaine de cette œuvre collective s’affronte comme une rude voie d’alpinisme. Comment ne pas s’emmêler ? Comment arriver à trouver encore et toujours le goût dans un engagement aussi totalisant ? C’est simple si on est là, pas trop loin, et qu’on arrive à vivre ensemble. On savoure le mélange du simple et du complexe qui parfois nous fait foirer et parfois exulter.

Pour la suite, faudrait que vous veniez, on se raconterait des choses.

On repart tout bientôt… du Grand-Ferrand, puis Corps, puis les Ecrins… en attendant, on prends des vélos, des trains et des bus pour aller porter en montagne (la Bérarde, La Chapelle-en-Valgaudemar…) des dépôts de vivres (bio) et de matériels.

FR3, lundi 13 juin 2016

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Il fait son « Tour de l’Isère », sans moyen de locomotion motorisé !

Lundi 13 juin 2016, Françoise Guais, Vincent Habran et Lisa Bouchaud de FR3 Rhône Alpes Auvergne ont rejoins Théophile (accompagné ce jour de Capucine et Marion) au Col du Mené limite Isère Drôme

C’est, géographiquement la moitié du Tour mais il reste la partie la plus ardue d’alpinisme en commençant par le Dévoluy puis les Ecrins et ses grands sommets et continuer en Belledone. Au cours de ce périple Théophile avance intérieurement aussi sur « comment se vivre autrement ».

Retour sur la soirée du 11 juin au Mont-Aiguille

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Samedi 11 juin 2016, le Tour de l’Isère a fait escale à Chichilianne. Théophile, pour qui l’avancée se passe pas si mal que ça !, s’autorise un petit détour pour réaliser l’ascension du mont aiguille accompagné de quelques amis et personnes intéressées par son projet. Le point info de la commune de Chichilianne et son animatrice Agnès Trégret a – pour sa première manifestation – accueilli chaleureusement l’équipe du Tour de l’Isère.

A partir de 18h heures, Yann Souriau, maire de Chichilianne a souhaité la bienvenue à tous les participants réunis pour ce moment de rencontre et d’échange. Son souhait de voir cette salle devenir un lieu de rencontre a permis de lancer un débat qui fut riche et passionnant.

Benoit Betton, responsable du pôle Gestion des milieux, des espèces et des ressources au parc naturel régional du Vercors a démarré cette conférence par la présentation des missions du PNRV. Puis a suivi la projection d’un film sur la réserve naturelle. Renaud Batisse coordonnateur de la police de la réserve naturelle a ensuite expliqué le travail en cours avec tous les acteurs du territoire pour l’élaboration de la future charte.

Les 20 personnes présentes ont pu échanger autour du besoin de concilier une activité de loisirs dans un site naturel exceptionnel avec le respect des activités pastorales, le respect de la flore et de la faune tels les grands rapaces habitants de ce territoire. Ces questions ont permis à David Leroy, éco-garde de la réserve de raconter son travail quotidien sur le terrain, de pédagogie et d’explication. Amis randonneurs il vous est rappelé que les patous (chiens de bergers) sont là pour protéger les brebis et que le loup n’est pas le seul à déranger les troupeaux…

Les intervenants ont insisté sur le travail de concertation que le parc met en œuvre depuis de nombreuses années pour garantir l’équilibre nécessaire sur ce territoire de montagne où des activités parfois contraires sont pratiquées.

Monsieur le maire a conclu les 2 heures 30 d’échanges en présentant un cas concret qui touche actuellement le village de Chichiliane, à savoir la présence du loup et les attaques de brebis.

Les éleveurs, les chasseurs, les chamois, les randonneurs, les grimpeurs, les vautours et tous les autres réussiront-ils à poursuivre leur partage en bonne intelligence de cet espace naturel remarquable et fragile ? Cette rencontre et la qualité des interventions des personnels du PNRV sont le signe que le défi sera relevé.

Journée publique Mont Aiguille le week end du 11 et 12 juin

Rencontres en Trièves

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Le Mont Aiguille : sa silhouette, sa beauté, et son histoire sont uniques. Le Tour de l’Isère serait incomplet, si ce sommet cher à tous les montagnards, Isèrois ou non, n’apparaissait pas sur le tracé du périple.

Le Tour de l’Isère invite tous les amoureux de cette « merveille du Dauphiné », qu’ils soient grimpeurs ou randonneurs, à participer à l’étape.

Le dimanche 12 juin, dans une ambiance chaleureuse et détendue, les randonneurs entreprendront, la fleur aux lèvres et les cheveux aux vent, animés d’un enthousiaste gargantuesque, le tour de l’Incomparable Monolithe. Ceux que la verticalité attire répéteront, si la météo le permet, l’acte qu’a le premier osé Antoine de Ville le 26 juin 1942 : l’ascension du Mont Inaccessible. Rdz vs à 6h devant l’hôtel « Au Gai Soleil du Mont Aiguille » (La Richardière – Chichilianne), pour une randonnée ou ascension (autonomie obligatoire / contacter un encadrant professionnel)

Le Mont Aiguille possède une histoire géologique et sociétale unique. Mais sa réputation n’a d’égale que sa fragilité. Le Tour de l’Isère vous invite, le samedi 11 juin 18h au pt d’informations de Chichiliane, à une conférence-débat sur le thème des espaces naturels montagnards. La Réserve Nationale des Hauts Plateaux du Vercors et le Mont Aiguille seront au centre du débat. On parlera aussi des impacts de l’alpinisme, de la randonnée, du VTT… sur ces milieux, et des bonnes pratiques qui permettent un usage respectueux de l’espace.

Pour avoir savoir globalement qui sera présent sur l’événement le 12, la soirée du 11 juin  et faciliter les moyens de transport, pensez à remplir le sondage suivant: https://framadate.org/TByWYJNtsaPgAjH7

Journée publique vélo le Dimanche 5 juin et soirée!

Ca y est ! Les choses s’accélèrent… Notre première journée publique s’organise…

Nous vous proposons donc de venir participer au premier événement public du Tour : le dimanche 5 juin !

Il s’agira d’une boucle de 25 km de VTC sans difficultés particulières. Elle permettra de faire la moitié du trajet avec Théophile sur son étape du jour entre Saint-Pierre de Bœuf et Revel Tourdan. Vous pouvez voir le parcours détaillé sur la carte de l’itinéraire en direct. C’est le tracé Vert.

Le soir, restez avec nous pour une soirée conviviale à Revel Tourdan, découverte de la région en photo, et discussion et échange après diffusion du film « sommet pour le climat ».

Le départ se fera entre 9h30 et 10h au cimetière de Revel-Tourdan. Le pique-nique est prévu à Bougé-Chambalud où l’on rejoindra Théophile. Le retour sur Revel-Tourdan se fera avec lui et l’équipe du tour de l’Isère.

Pour venir, il vous suffit d’être au point de rendez vous avec votre vélo (VTC ou VTT) et de vous inscrire ici

Nous vous attendons nombreux et joyeux sur cette étape !

VELO

 

 

Départ samedi 28 mai !

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Le départ du Tour est annoncé pour le samedi 28 mai de St Aupre, en vélo, devenu comme neuf par le savoir faire de   NATURAVELO_logo_site    agence locale, très humaine, de vente/location mais surtout d’encadrement, s’adressant à tout les publics.

Théophile et Charlie rejoindront le départ de la frontière cadastrale Isèroise aux sources du Guiers vif au laget-07-07-cascade-saint-meme

Cirque de St Même à 14h.

Rendez vous pour le départ de cette longue méditation sportive sur les enjeux de la transition énergétique et sur la possibilité d’un voyage poétique, sans énergie fossile, depuis le pas de sa porte, jusqu’au pas de sa porte.

Expérience humaine locale, minimaliste et démonstratrice : transports sans pétrole, alimentation raisonnée, hébergement chez l’habitant, …

Et vive l’aventure de Théophile sur le tracé et de toute l’équipe du Tour !!

Soutien participatif !

La date du départ approche!!!

Parmi les nombreuses manières de nous rejoindre sur ce Tour, nous, les 19 organisateurs du Tour, souhaitons vous proposer la possibilité de participer à la réalisation de ce projet dès son origine : nous cherchons vraiment à mettre en avant dans cette aventure qu’il s’agit d’une réalisation commune, où l’énergie collective, participative, permet des merveilles !

Mais un projet comme celui-ci nécessite un financement. Nous avons déjà aujourd’hui le soutien financier de la FFCAM, de la Biocoop de Voiron, le la FODACIM pour la réalisation d’un possible film, et la ville de Grenoble est en discussion autour de la validation d’une subvention également.

Et dans cette idée de participatif, si vous aussi vous preniez part à cette mise en avant des valeurs fortes qui nous animent ?

C’est possible ici dès maintenant!

Merci beaucoup.